Un des freins à la
généralisation de la 3D auprès du grand public est
la floraison des plugins différents à
télécharger. Il en existe plus d'une centaine. La
technologie Java 3D de Sun pourrait devenir un standard.
Un certain nombre d'éditeurs de solutions 3D sur Internet ont
fait le pari de proposer des solutions Java. Ces outils, assez
nombreux, sont de manière immédiate multi-environnements
(Microsoft Windows, Apple MacOS, Sun Solaris, et Linux) à
condition d'avoir un navigateur Internet avec une Java Machine (JVM)
installée et activée. Le résultat est difficile
à optimiser, Java ne permet pas d'utiliser toute la puissance
des cartes graphiques bien que l'installation d'un plugin additionel
GL4Java permet d'utiliser les librairies OpenGL en Hardware.
La société 3di ltd propose une solution Java tout
à fait honorable pour l'e-commerce, 3D Anywhere. L'outil
d'authoring, 3D Anywhere Designer, gratuit, permet d'importer des
scènes de 3DS Max. Le système de licence est de 25
à 50$ par modèle présenté sur Internet. De
son côté, l'éditeur Parallel Graphics, qui est
devenu la référence des visualiseurs VRML, propose un
player VRML en java, Cortona Jet. Parallel Graphics a mis au point
toute une série de logiciels d'authoring vendus suivant
l'application entre 60 Euros et 1700 Euros. Mais ensuite, il n'y a plus
de droit à payer pour la diffusion, le VRML étant un
format libre de droit. Leur marché principal visé est
celui de la formation et de la maintenance en ligne.
Autre outil assez puissant, Wire Fusion de la société
suédoise Demicron génère des applets Java. La
dernière version 2.1 de Wire Fusion non commerciale est vendue
99 $, la version commerciale est vendue 499$ et il n'y a pas de droit
de diffusion. Le marché visé là encore est celui
du e-commerce et de la présentation de prototype, les
possibilités d'interaction étant assez réduites.
Enfin, Kaon Interactive a développé une excellente
solution Java pour l'e-commerce, Hyper Space. Son outil d'authoring,
est vendu 600$, une licence de 99$ doit être ensuite payée
pour chaque objet mis en ligne.
Plus riche en possibilités d'animation et en
interactivité, Albatross Design commercialise ADG un exporter de
3DS Max de qualité qui gère des réflexions, des
bones, des textures animées, et qui coûte 249$. Le Viewer
pour le graphiste concepteur coûte quant à lui 149$ et il
faut encore payer 10$ par modèle présenté sur le
web. La société finlandaise Sumea a
développé de son côté un très
impressionnant moteur Java intégrant des flares, de la
profondeur de champ, de multiples textures et transparence. Mais en
attendant une commercialisation grand public, la société
Sumea ne livre sa technologie que sur les projets dans lesquels elle
est partie prenante en développement. Parmi les autres outils
java, Shoud 3D est intégré en standard dans 3DS Max
et il existe un outil multimedia complet en Java, Hot Media d'IBM qui
gère aussi bien le streaming vidéo, la 3D ou les
panoramas.
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François Ricolleau
Business
Interactif
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Quels outils 3D sur le Web
utilisez-vous ?
Dans ce domaine, nous adoptons depuis deux ans une attitude très
ouverte. De nombreuses solutions existent et il est encore trop
tôt
pour faire un choix exclusif. Nous avons acquis une expérience
sur
plusieurs d’entre elles, notamment VRML, Shockwave 3D, Cult
3D, Virtue
3D, Virtools, QEDsoft, Viewpoint et Kaon. Nous faisons de la 3D
uniquement sur les projets de e-commerce ou
évènementiels.
Vous avez utilisé Hyper
Space de Kaon ? pour quelles raisons ?
Le principal intérêt d’HyperSpace est sa
capacité à jouer de la 3D sans
plugin. Notre client Alcatel était à la recherche
d’une technologie 3D
de ce type. Parmi les acteurs de ce marché, Kaon proposait la
solution
la plus aboutie. Même si nous avions conscience que
l’interactivité
s’en trouverait limitée, l’argument dominant du sans
plugin à emporté
la décision.
L’outil de développement est simple à mettre en
œuvre et très bien
fait. Le parti pris de cette technologie est de permettre
l’hyper-réaliste 3D avec une bonne productivité.
Ici pas d’effet 3D du
type Bump mapping, le maillage doit rester sommaire pour assurer une
bonne fluidité et le réalisme est assuré par la
précision du texturage.
Un soin particulier est apporté au paramétrage de
l’éclairage. Quand
celui-ci est cohérent avec le texturage, le résultat est
très
intéressant. L’interactivité suit le même
principe d’économie de moyen.
Un peu de programmation permet de déclencher une animation et/ou
de
faire apparaître des informations. L’interface de
l’applet est
customisable. Elle peut offrir à l’internaute, la
possibilité
intéressante de mesurer le modèle.
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Sur le Web
3D anywhere / 3di ltd
www.3danywhere.com
Cortona Jet / Parallel Graphics
www.parallelgraphics.com
Wire Fusion / Demicron
www.demicron.com/
ADG 4.0 / Albatross Design
www.albatrossdesign.com
Sumea
www.sumea.com
Hyper Space / Kaon
kaon.com/
Shout 3D / Eyematic
Shout3d.com
Hot Media / IBM
www-4.ibm.com/software/net.media/
© mai 2002 François Ploye et Pixel SA