Créée en 1996, Glassworks est spécialisée
en
3D et en effets spéciaux, essentiellement pour les
publicités et les vidéoclips. Fin 2000, Glassworks a
été rachetée à l'éditeur de jeux
Eidos par la société allemande de post-production Das
Werk. La société compte actuellement une quarantaine
d'employés dont une dizaine de permanents en 3D, qui travaillent
avec XSI mais aussi avec Maya. La post-production est assurée
par quatre Infernos. Les trois programmeurs que compte Glassworks ont
créé toute une série de plugins, essentiellement
pour Mental Ray. Ils ont particulier développé un shader
de fourrure très réaliste, au départ pour une
araignée puis utilisé pour des souris. Ils ont aussi
développé de la fumée très réaliste
pour une publicité pour des voitures Cadillac.
Prestataire de services avec un fort potentiel d'innovation, Glassworks
travaille pour les USA (20% de son CA) et aussi pour l'Europe
continentale, en particulier avec l'Allemagne, du fait de ses liens
avec Das Werk. Ils ont d'ailleurs un gros projet en cours avec
Volkswagen pour fabriquer huit films de deux minutes destinés
à être projeté dans un dôme à 360°
par 220° . L'image est reconstituée grâce à
quatre vidéo-projecteurs en haute résolution. Parmi les
autres projets innovants, Glassworks a terminé récemment
une application de réalité virtuelle pour Orange, qui est
présenté à Barcelone. Il s'agit d'un simulateur de
conduite de formule 1, généré par ordinateurs.
Désirant aller plus loin que les simulateurs classiques, ils ont
filmé une course réelle avec un fish eye, associé
à un tracking des mouvements de la voiture. L'image une fois la
distortion enlevée est ensuite projetée dans un casque de
réalité virtuelle. Les mouvements de la tête du
conducteur du simulateur est suivie par des senseurs. Le
résultat donne l'impression de conduire une voiture
réelle, même les tremblements sont simulés. Sauf
qu'il n'est pas possible de crasher la voiture. Autre projet, pour la
BBC qui lançait une nouvelle chaîne, BBC4
dédié à l'art numérique, Glassworks a
développé un logiciel qui génère
aléatoirement des graphismes animées à partir
d'une musique. Après six mois de développement, l'outil
qui offre de nombreux paramétrages comme l'extrusion des formes,
donne un résultat intéressant et aléatoire, y
compris avec la même musique de base.
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Tom Jacomb, directeur
opérationnel
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Quels sont les atouts de
Glassworks ?
Nous avons une équipe très talentueuse et très
innovante en images de
synthèse. Notre savoir-faire est dans la 3D ainsi que dans le
design et
l'animation de personnages. Depuis 6 mois, nous avons en effet
réalisé
plus d'animation de personnages. Nous avons aussi une très bonne
expertise en photo-réalisme. Dans le futur, l'image de
synthèse va
prendre un rôle de plus en plus important, car il est possible de
faire
encore mieux. Le compositing peut être fait par tout le monde,
mais le
talent en image de synthèse est plus rare et va
différencier les
sociétés de post-production. Ce qui freine encore, c'est
la durée de
fabrication. Par comparaison, la prise de vue réelle est
vraiment
rapide à fabriquer, en deux ou trois semaines, une idée
peut être
tournée et concrétisée. Mais l'image de
synthèse devient de plus en
plus rapide et de plus en plus performante.
Comment voyez-vous le futur ?
Nous sommes intéressés par les effets spéciaux
pour les long-métrages
mais pas par le compositing en général car nous ne sommes
pas assez
gros. Nous avons pourtant quatre Inferno en interne. Nous nous
positionnons aussi sur de nouveaux marchés comme le mobile, la
réalité
virtuelle ou Internet, tout en restant sur le créneau de la 3D.
Comme
nous sommes fournisseur de contenus, nous allons avoir à terme
des
réalisateurs maison, ce qui n'est pas encore le cas. Les
écoles
fournissant beaucoup de très bonnes recrues chaque année,
il est
possible de faire de plus en plus de projets. La bonne taille serait
d'arriver à une soixantaine de personnes.
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Coordonnées :
URL : www.glassworks.co.uk
Tél. : +44 (0) 207 434 11 82
Fax : +44 (0) 207 434 11 83
Adresse : 33/34 Great Pulteney Str, London W1F 9NP
© juillet/aout 2002 François Ploye et Pixel SA