L'authoring DVD
Comment fabriquer un DVD vidéo
L'authoring DVD (terme anglais désignant la
création) se subdivise en trois étapes :
l'encodage de la vidéo et du son, la création de
la structure du DVD et de son interactivité et la phase de
fabrication proprement dite, par gravure ou par pressage. Un certain
nombre d'outils semi-professionnels, accessibles pour le grand public,
ont été commercialisés
récemment.
L'encodage
MPEG
La création d'un DVD vidéo démarre par
l'encodage des flux video et sonores au bon format. Pour la
vidéo, le seul format permis est le MPEG-2, ce qui comprend
aussi le MPEG-1. Pour rappel, le MPEG-2 est un format compressable
à des débits variables et constitué
d'une suite d'images I, B et P où les images I sont des
images de référence, compressées au
format JPEG. La distance entre deux images I successives est une valeur
caractéristique de la compression, nommée le GOP
(Group of Images). Le GOP est de maximum 15 pour les DVD PAL et de 18
pour les DVD NTSC. En général, le GOP
utilisé est assez important, 13 étant une bonne
valeur par défaut. Mais comme seules les images I sont
accessibles en interactivité par un lien (le chapitrage),
s'il est souhaitable de pouvoir accéder aux
différents plans du film de manière
précise, le GOP peut être plus bas. Ainsi, la
société CTN utilise un GOP de 4 pour la
création de ses documentaires sur DVD.
Le
débit vidéo
Pour mettre environ deux heures sur un DVD simple couche, le
débit nécessaire est en moyenne de 4 Mbits/s.
L'encodage peut être fait en débit constant, dit
CBR (Constant Bit Rate) ou en débit variable, dit VBR
(Variable Bit Rate). L'avantage du débit variable est de
pouvoir optimiser de manière assez fine la
qualité de la compression et le poids du fichier final. On
peut reprendre un segment et l'affiner. Ce
procédé est adapté pour de grande
durée de films, et n'est pas simple à
régler. Pour un usage plus simple où la
durée de la vidéo est courte, un débit
constant de bonne qualité aux environs de 15 Mbits/s est le
plus simple et le plus efficace.
L'opération est faite en deux parties, acquisition et
encodage, qui peuvent être faites ou non sur le
même matériel. L'acquisition peut ainsi
être faite en non DVD, par exemple en DV, et la conversion
réalisée ensuite par logiciel. Elle peut aussi
être faite directement en MPEG-2 à la norme DVD
avec une carte d'acquisition. C'est plus cher mais plus rapide que
l'encodage par logiciel. Les solutions DCM et DCM+ de Vitec Multimedia
présentent l'intérêt d'offrir une
technologie d'acquisition mixte où la carte s'adapte
à la puissance du processeur de la machine. Le calcul est
réparti au mieux entre le hard et le soft.
Encodage
son
Les pistes son, pour le multi-linguisme, peuvent être au
nombre de seize. Le son, contrairement à la
vidéo, peut être codé dans
différents formats. Il doit néanmoins
être présent sur les DVD PAL dans un des trois
formats suivants : AC-3 (Dolby Digital), MPEG, ou PCM (sans
compression). Il existe par ailleurs des formats optionnels comme le
DTS (Digital Theater Sound) ou le SDDS (Sony Dynamic Digital Sound).
Comme le PCM est non compressé et qu'il faut payer une
licence pour le dolby, le format généralement
utilisé est le MPEG-1. Le multiplexage entre les flux
vidéo et sonores doit lui-même être
effectué correctement, avec les bonnes synchronisations,
pour tenir compte de la norme. La plupart des outils d'authoring
détectent lors de l'import les erreurs de multiplexage.
Les
contraintes de la norme
La norme DVD impose des contraintes très
spécifiques qui n'ont pas été
modifiées depuis sa création en 1995. La
vidéo peut être dans l'un des deux standards PAL
ou NTSC mais pas en SECAM, et le ratio est de 4/3 ou 16/9.
Le DVD est constitué de quatre couches
superposées au maximum, un fond d'images fixes ou
animées, et trois couches en avant-plan, nommées
les sub-pictures. Elles sont assez pauvres visuellement, ayant un
nombre de couleurs possibles limité à trois
maximum à choisir parmi seize, plus une valeur de
transparence à choisir entre 0 et 15. Les boutons des menus
sont dessinés sur l'image (ou la video) de fond, et les subs
servent à les mettre en évidence, soit avec des
highlights soit en mettant une petite forme à
proximité des boutons. Les subs servent aussi pour les
sous-titrages. Toutes les images de fond, fixes ou animées,
y compris les menus, sont en MPEG, alors que les sub-pictures, elles,
sont compressées avec une méthode non destructive.
Certains outils d'authoring, comme DVDit! de Sonic ou Ulead DVD
Workshop proposent des bibliothèques de menus et de boutons
prédéfinies dans lesquelles l'utilisateur peut
venir piocher. Un outil comme Impression de Pinnacle n'offrant aucune
bibliothèque, doit s'utiliser en symbiose avec Photoshop,
les calques servant à définir les menus. Les
seules modifications possibles une fois les boutons
importés, sont les déplacements, rotations et
scaling. De même, les sous-titres sont rarement
éditables dans les outils d'authoring semi-professionnels,
là encore il faut les importer.
Menus
et interactivité
La définition de l'interactivité s'effectue en
associant à chaque bouton du menu une action et une touche
correspondante de la télécommande comme la
sélection et les déplacements. On peut ainsi
enchaîner les menus et les vidéos suivant une
arborescence prédéfinie qui peut être
assez grande, jusqu'à 99 niveaux. L'arborescence des menus
est libre, seul le menu de démarrage, dit menu
système, est distingué des autres.
L'accès à des endroits précis d'une
vidéo s'effectue par des chapitrages qui sont
placés sur les images I du fichier MPEG. La vision de la
structure générale d'un DVD s'effectue soit sous
forme de time-line, de manière similaire aux outils de
montage, soit sous forme d'arborescences ou des réseaux.
La
programmation
L'interactivité d'un DVD est définie par un
langage de programmation. Les variables peuvent servir à
stocker des scores ou des comptes à rebours. Plus de 128
fonctions sont disponibles comprenant des fonctions
mathématiques, logiques, des opérateurs de
comparaison, des opérations sur les registres et des
opérations sur les flux (aller à, lier
à, sauter, etc). Il existe aussi une minuterie qui permet de
déclencher des événements au bout d'un
temps déterminé. Les outils semi-professionnels
ne permettent l'accès qu'aux opérations les plus
simples comme l'utilisation des touches pause, play et stop.
L'ensemble de la programmation est accessible par des outils
professionnel comme Sonic DVD Creator. La création de petits
jeux, ou de quizz avec minuterie s'y fait de manière
interactive. Les utilisateurs apprécient ce genre de bonus
ludiques. On reste néanmoins loin des
possibilités d'un CD rom ou d'un DVD rom. Il existe
d'ailleurs une zone réservée sur les DVD
vidéo, qui n'est accessible que sur les lecteurs
informatiques. Bien exploitée, cela donne un produit mixte
DVD vidéo et DVD rom.
La
validation
Une fois toutes les données assemblées et la
programmation de l'interaction définie, il est
très important de pouvoir valider l'ensemble avant de lancer
la gravure, qui est coûteuse en temps et en ressources.
L'intérêt d'outil professionnel comme Sonic DVD
Creator est de permettre une simulation temps réel
permanente du DVD final. Cette fonction de vérification non
seulement détecte les erreurs de programmation mais
prévient aussi des risques d'incompatibilité.
Mais la première simulation sur la structure finale du DVD
s'effectue en exportant le DVD sur disque dans un format universel, dit
UDF (Universal Disk Format), et en testant ce fichier
exporté. La deuxième phase de validation se fait
en gravant un DVD, soit directement depuis l'outil d'authoring, soit
à partir du fichier UDF exporté. Le media
gravé peut alors être testé sur
différents lecteurs, de salon et informatiques.
En général, un DVD gravé sur un outil
de gravage grand public est lisible sur tous les lecteurs informatiques
et aussi sur les lecteurs de salon bon marché qui
possèdent eux aussi en interne un lecteur informatique. Mais
la qualité n'est pas forcément au rendez-vous
avec ce type de lecteur, l'image peut être
saccadée et mal décompressée. Sur les
lecteurs de salon plus haut de gamme, il existe des
différences dans les puces de décodage des
lecteurs. La lecture d'un DVD gravé peut devenir
très aléatoire, d'autant que certains lecteurs
comme ceux de Philips ne sont pas réputés pour
respecter la norme. La dernière
génération de lecteurs est néanmoins
plus compatibles avec les différents formats. Mais si votre
DVD une fois gravé plante sur votre lecteur de salon, il va
vous être difficile de savoir pourquoi. La norme est
malheureusement touffue et il n'y a pas d'outil de debuggage. Seule
l'expérience vous permettra de connaître les
fonctions à éviter.
Les professionnels utilisent des outils de gravage haut de gamme, dits
d'authoring, qui améliorent la compatibilité,
mais qui coûtent cinq mille euros au lieu de cinq cents
euros. Ils gravent aussi sur des media dit d'authoring trois fois plus
cher. Néanmoins, la compatibilité d'un DVD
gravé même par un professionnel n'a rien
à voir avec celle d'un DVD pressé, qui est
compatible à 98% avec les lecteurs de salon.
Les
différents formats
La norme DVD a été créée en
1995, validée en 1996, par une dizaine de constructeurs qui
ont réussi le miracle de se mettre d'accord. Malheureusement
d'autres formats non compatibles se sont créés
pour les DVD, en particulier pour les réinscriptibles. Ainsi
il existe le DVD-RAM de Thoshiba, le DVD-R puis le DVD-RW de Pionner
puis le DVD+RW de Philips et Sony,. Ce dernier format n'est pas reconnu
par le DVD forum.
Enfin, les DVD peuvent contenir plus ou moins de données
suivant qu'ils sont simple ou double couche et simple ou double face.
Les double face sont quasiment pas utilisés car il n'existe
pas de système automatique pour retourner les DVD. En
revanche, le système double couche est très
utilisé pour les DVD professionnels. Il consiste
à mettre deux couches superposées du
même côté du DVD, avec la couche
supérieure semi-transparente pour permettre la lecture de la
couche inférieure. On nomme DVD-5 le DVD simple couche,
simple face, à 4,7 Go et DVD-9, le DVD simple face toujours,
mais double couche, qui contient 8,54 Go de données. Seuls
les DVD-5 peuvent être gravés.
Par ailleurs, il faut signaler qu'il est possible de créer
sur CD des VCD ou X-VCD qui permettent de visualiser une demi-heure de
video sur un simple CD. Et le SVCD (Super VideoCD) a
été créé en 1998 par la
Chine, peu désireuse de payer les brevets liés au
DVD. C'est une sorte de DVD du pauvre qui peut rendre service.
Les
outils disponibles
Les outils d'authoring sont grossièrement divisibles en
trois catégories. La première
catégorie inclut les outils d'entrée de gamme,
comme iDVD livré en standard sur les iMAC, des freeware
comme VCDeasy, ou des logiciels distribués avec des graveurs
comme MyDVD de Sonic ou Express de Pinnacle. Ils permettent de se
créer rapidement un DVD à partir de ses films de
vacances, avec des menus imposés et peu nombreux.
La deuxième catégorie, la plus fournie, regroupe
les outils semi-professionnels, qui offrent des fonctions permettant de
créer des DVD interactifs relativement
sophistiqués, comme Roxio Pack 5, ou Pinnacle Impression ou
encore DVD Studio Pro. Ces outils coûtent entre 500 et 2000
Euros.
| produits |
prix Euros TTC |
Editeurs |
web |
OS |
| DVD Studio Pro |
1374 |
Apple |
www.apple.com/ |
Mac OS 9 et OS X |
| Impression Pro |
900 |
Pinnacle |
www.pinnaclesys.com/ |
Win 98, ME, 2K, XP |
| Video Pack 5 |
610 |
Roxio |
www.roxio.com |
Win 98, ME, 2K |
| DVDit PE 2.5 |
600 |
Sonic |
www.sonic.com |
Win 98, ME, 2K, XP |
| ReelDVD |
1630 |
Sonic |
www.sonic.com |
Win 2K |
| DVD workshop 1.2 |
269 |
Ulead |
www.ulead.co.uk/fr/ |
Win 98, ME, 2K, XP |
Tableau des principaux outils
d'authoring semi-professionnels
Dans la troisième catégorie, celle des outils
d'authoring professionnels, le choix s'est restreint. Il existait trois
sociétés renommées, Spruce, Daikin et
Sonic. Spruce, dont le produit créait des
incompatibilités graves, a été
rachetée par Apple et a disparu. Daikin a
été rachetée par Sonic, qui
commercialise toujours son produit Scenarist sur PC. Ces outils
permettent d'exploiter à fond toutes les
possibilités de la norme DVD, aussi bien en terme de
programmation, qu'en terme de nombre de pistes audio et video. L'outil
leader est maintenant sans conteste DVD Creator de Sonic, qui
coûte environ 15 OOO Euros.
Pour
en savoir plus :
La création de DVD peut se révéler
vite assez complexe. Pour se repérer dans les
différents formats et les outils d'encodage disponibles,
nous vous conseillons les ouvrages de Christophe Fantoni, aux
éditions Dixit, et en particulier "L'enregistrement
numérique sur CD et DVD", sorti en mai dernier.
Pour une vision structurée du sujet dans son ensemble, le
livre de Stéphane Cazat, "DVD, SVCD et MPEG", aux Editions
Micro Application, constitue une référence
incontournable. Stéphane Cazat est d'ailleurs le
créateur d'un site très bien documenté
sur le sujet, Planete Numerique (www.planetenumerique.com).
Témoignages
Vincent Haeffner
Directeur général de DVD
Partners
DVD Partners, a été créée
en 1999. Après avoir démarré par la
création de DVD institutionnels, ils réalisent
depuis un an et demi des DVD cinéma et ont
déjà sorti plus d'une centaine de titres.
Quels
outils utilisez-vous ?
Nous avons commencé avec la version Beta de DVD Studio Pro
qui était éditée par Astarte avant
d'être rachetée par Apple. La norme DVD y semble
moins bien respectée que dans les outils professionnels et
nous avons souffert de problèmes de
compatibilité. Nous réservons maintenant DVD
Studio Pro aux cas où la programmation est facile et
où l'utilisation est connue. Il manque plein de fonctions
sur ce genre d'outils : les sous-titres sont impossibles à
gérer, on n'a pas accès au son DTS, il n'y a pas
de protection CSS, pas de sortie en deux couches DLT, etc. Globalement,
même si l'interface est très conviviale, ce n'est
pas assez puissant ni assez productif.
Pour les DVD destinés à une diffusion grand
public, qui demandent le maximum de compatibilité et souvent
une programmation complexe, nous préférons
utiliser DVD Creator de Sonic. C'est un outil très productif
et très puissant qui permet de gérer un millier
de planches sans soucis. Il est de plus très conforme
à la norme DVD, et au résultat il y a moins de
bug dans les lecteurs. Mais en revanche, c'est une usine à
gaz, assez complexe à apprendre, avec beaucoup de chiffres
et de formules.
Comment
devient-on professionnel de la création de DVD ?
Personellement, je fait du multimedia depuis dix ans et j'avais
créé un des premiers centres de compression MPEG
en 1991. Puis j'ai fait du CDI avant de passer au DVD. Ce
métier demande une bonne connaissance de la norme, qui
heureusement, n'a pas évoluer depuis plusieurs
années, et des possibilités de programmation. Il
faut savoir aussi assurer une bonne qualité du graphisme et
bien concevoir l'ergonomie générale. Nous avons
souvent à faire des propositions en terme de tournages
complémentaires, ou de bonus, sous forme de jeux ou de
quizz. Enfin, il faut bien savoir gérer les projets, les
données sont fournies par le client dans des formats
très hétéroclites et les
délais de fabrication permis par le budget sont
très serrés.
Johan
Viaene
Technicien authoring de CTN
La Compagnie des Travaux Numériques (CTN), du groupe Duran
Duboi, fabrique des DVD depuis trois ans. Ils ont
réalisé récemment les DVD
vidéo de Niagara et de la série Faell de studio
Canal ainsi que les DVD rom d'Ushaïa et d'Histoires Naturelles.
Quels
outils utilisez-vous ?
Nous sommes équipés d'un poste d'encodage Sonic
ainsi que d'un poste d'authoring Sonic DVD Creator. Nous avons aussi un
deuxième poste d'authoring Scenarist que nous utilisons
moins. Nous sommes donc resté avec une ancienne version.
Nous avons aussi une cellule graphique qui prépare les menus
et les subs sous Photoshop, After Effects et Edit Combustion.
Les outils semi-professionnels sont limités par exemple pour
le nombre de sous-titres ou de flux audio. On ne peut pas faire de
multi-angles et même certains fonctionnent avec des
bibliothèques de menus déjà
préparés dont on ne peut pas sortir. Il est aussi
primordial de respecter la norme DVD. Pas de souci de ce
côté là avec un outil comme DVD
Creator. Ainsi, on ne peut pas mélanger dans un
même titre un flux vidéo en 16/9 et un flux
vidéo en 4/3. On peut aussi interdire l'usage de certaines
fonctions de la télécommande, comme le changement
de flux audio ou de sous-titres. Avec un outil d'authoring
non-professionnel, ces contrôles ne sont pas faits. Si lors
de l'authoring on utilise un flux vidéo avec deux pistes son
et une autre avec une seule piste, le spectateur en changeant de piste
son à la télécommande, va tomber sur
une piste vide.
Combien
de temps faut-il pour créer un DVD ?
Il faut donc environ une semaine de travail pour réaliser un
DVD simple de long-métrage, et deux à trois
semaines pour un DVD complexe.
Philippe
Piazza
responsable du département DVD de Monteur's Studio
Le département onDVD, spécialisé dans
la création DVD, a été
créée en 2001, au sein de Monteur's Studio,
partenaire du groupe Mikros Image.
Quels
outils utilisez-vous ?
Nous sommes fidèles à l'environnement Macintosh
qui est plus convivial. Nous avons un poste d'encodage MPEG de Sonic et
deux postes d'authoring Sonic DVD Creator. Les avantages d'un outil
professionnel est de pouvoir exploiter la totalité de la
norme DVD et de pouvoir simuler le résultat en quasi-temps
réel. Enfin, DVD creator est un outil très
productif, où les liens se font aisément par drag
and drop. Par ailleurs, pour préparer les
données, nous utilisons le plus souvent des outils comme
Photoshop, Flash 5 et After Effects, mais aussi des movies provenant
d'Avid DS, des images 3D Maya ou encore des machines de compositing
intégrées dans le groupe.
Comment
s'effectue la validation des DVD ?
La norme DVD est très draconienne et elle ne va jamais
évoluer car c'est un miracle que la dizaine de constructeurs
qui sont réunis au sein du DVD forum aient réussi
à se mettre d'accord.. La norme résulte de
compromis et elle présente des incohérences comme
le fait de n'avoir que quatre couches dont trois pour les sub pictures.
En terme de compatibilité avec les lecteurs de salon, c'est
le jour et la nuit entre les supports gravés qui posent
problème et les supports pressés qui sont plus
acceptables car le résultat est plus précis avec
des cuvettes mieux définies. Le media choisi pour la gravure
est aussi très important. Après avoir eu des
déboires avec des media taiwanais moins chers, nous
utilisons des Maxell. Le DVD est testé en plusieurs phases,
simulation temps réel d'abord, puis sur le fichier
généré, enfin test sur un premier DVD
gravé avant envoi du DLT au presseur. On finit ainsi par
expérience, à savoir que certaines commandes
peuvent faire planter comme les boutons cachés.
© octobre 2002 François Ploye et Pixel SA